10 villages qui vous feront tomber amoureux de la Colombie

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La Colombie est pleine de lieux qui vous laisseront bouche bée. Des dizaines de villages, certains très visités et d'autres presque isolés, où vous trouverez ce qu'il y a de mieux au niveau des traditions, de la gastronomie et de la culture du pays.

1. Barichara (Santander)

Connu comme "le petit village le plus joli de Colombie", il est situé au cœur du département de Santander, à quatre heures de Bucaramanga, sa capitale. En 1978, il a reçu le titre de Monument National et son nom, dans la langue des Guanes, signifie "lieu de repos".

L'histoire de ce village remonte à 1702, quand l'image de l'Immaculée Conception de la Vierge est apparue taillée dans une pierre à chaux autour de laquelle une paroisse s'est construite, ce qui a marqué le début du village. Le village aurait officiellement été fondé le 1er août 1742. Il conserve toujours son architecture coloniale et il semble que le temps n'ait pas de prise sur lui.

Le jaune est la couleur prédominante à Barichara: ses rues, ses maisons, ses églises et ses produits artisanaux sont faits à partir d'une pierre couleur ocre qui accentue la luminosité du soleil chaque fois que celui-ci décide diriger ses rayons vers ce beau village. C'est pourquoi ses habitants sont nommés les "patiamarrillos", d'après le mot "amarillo" qui signifie jaune en espagnol.

L'église de l'Immaculée Conception, le mirador, la chapelle Saint-Antoine, le Parc du Cimetière, le Chemin Royal (qui conduit à Guane), le Grand Pont et la petite place Sainte-Barbara sont quelques-unes de ses attractions touristiques. De plus, c'est le lieu de Colombie où l'on produit le plus la "hormiga culona", un plat typique à base de fourmis frites.

2. La plage de Belén (Nord de Santander)

Ce petit village, auparavant célèbre pour sa production d'oignons, offre à ses visiteurs un paysage particulier: des maisons aux uniformes façades blanches et des rues pavées qui lui donnent un petit air d'autrefois. Il possède trois rues principales: celle du Milieu, celle de Derrière et celle de Belén de Jésus. Le panorama agricole, silencieux et pacifique fait de ce village la vivante image d'une crèche.

Elu le "village le plus beau du Nord de Santander" en 1996, son nom particulier vient des caractéristiques de son sol, qui ressemble à un rivage de mer. Ses fondateurs et premiers habitants furent Mme Maria Claro de Sanguino, Tiburcio Alvarez, Jésus Rueda et Juan Estéban Vega.

En l'an 1857, Mme Maria a construit ce qui deviendra la première maison du village sur le lieu dit "llano alto" ou "plaine haute". Cette même année, comme le frère Bernabé Rojas allait visiter "Pataquoque", Rueda, Vega et Alvarez ont obtenu une licence pour construire une chapelle en l'honneur de San José. Mais il leur a fallu attendre jusqu'en 1862 pour que la chapelle reçoive la bénédiction du frère Milán, cérémonie durant laquelle on donna au lieu le nom complet de "plage de Belén". Récemment, en 2005, son centre historique a été déclaré Bien d'Intérêt Culturel de Caractère National.

Les motifs de fierté des "payeros" ou "playenses" ("plagistes" ou "plagiens") sont nombreux. Parmi eux, les tours de leur église et le fait d'être la porte d'entrée de la Zone Naturelle Unique "Los Estoraques" (Les Styrax), une réserve de 640,62 hectares.  Là, tout en marchant sur des sentiers en pierre blanche, on peut observer des colonnes rougeâtres de roches impétueuses sculptées et érodées depuis des millénaires par mère nature. Quelques-unes des attractions touristiques du village sont le parc Angel Cortès, la Maison de la Culture, le monument à la Sainte Croix, le Parc Naturel Yaragua (où se trouve le téléphérique qui permet d'admirer le village et la réserve de Los Estoraques) et le monument à la Vierge du Carmel.

3. Lorica (Cordoba)

Santa Cruz de Lorica est située près de la rivière Sinu. En raison de sa position stratégique, ce village a toujours eu un commerce fluvial important. Initialement, il a été fondé le 3 mai 1740 dans l'île de Gaita mais, étant donné qu'il s'agissait d'une zone inondable, Antonio de la Torre et Miranda ont invité les habitants à aller s'installer dans un endroit plus élevé: l'île d'Orica.

Le village a été le foyer d'immigrants venant du Proche-Orient, qui ont laissé de multiples empreintes dans le village. Une de celles-ci est l'extraordinaire architecture arabe, encore visible de nos jours. Un exemple remarquable en est la maison Afife Matuk.

Appelée comme la capitale du Bajo Sinu (Bas-Sinu), la capitale de Bocachico ou Ville Antique et Seigneuriale est la destination idéale pour faire des randonnées et se délecter d'un peu d'histoire régionale tout en dégustant un savoureux jus de néflier, typique de la région.

Les lieux à visiter absolument sont le Marché Public (une majestueuse construction de couleur jaune et rouge sur les rives de la rivière Sinu déclarée Monument National en 1996.), l'église, le centre historique, le Palais des Treize Colonnes, le pont du 20 juillet ou "vieux pont" - parmi beaucoup d'autres endroits. Si vous y allez durant la Semaine Sainte, vous pourrez participer au Festival de l'Ane.

4. Salamina (Caldas)

"Ville Lumière" et "Village des Parques" sont deux des noms que l'on donne à Salamina. Fondée en 1825 et transférée en 1827 à l'endroit où elle se trouve actuellement, elle a été déclarée Monument National en 1982 et Bien d'Intérêt Culturel de Caractère National en 2005.

Elle abrite neuf parcs en son sein, dont l'architecture évoque l'histoire de la colonisation par Antioche. De là, les visiteurs peuvent admirer les magnifiques paysages et les maisons aux bacons colorés tout en apprenant quelques rudiments de la culture et production de café.

Le parc Simon Bolivar est une des principales attractions de Salamina. Situé au cœur du village, on y trouve le monument "A la Pila" qui est une copie du bassin d'eau de la Place de la Concorde de Paris. Cette copie aurait été réalisée en Allemagne et apportée en Colombie depuis la France. De Barranquilla, elle serait arrivée à Honda sur la rivière Magdalena et, de Honda, aurait atteint Salamina chargée sur des bœufs.

Salamina est célèbre pour sa célébration de la Nuit de Feu, chaque 7 décembre. Sa principale église est la Basilique Mineure de l'Immaculée Conception qui a trois tours, est de couleur blanche et dépourvue de colonnes à l'intérieur et abrite un grand orgue à vent toujours en état de fonctionnement. Parmi les charmes de ce village, on trouve le kiosque du parc central, le cimetière "La Valvanera" et le mural qui raconte l'histoire de Salamina.

5. Mompox (Bolivar)

Monpos, Mompoj, Santa Cruz de Mompox ou la "Ville Musée" est une des îles de la rivière Magdalena. Elle fut la deuxième ville du pays à être déclarée Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO en 1995, mais était déjà Monument National depuis 1959.

C'est un lieu exquis. L'architecture espagnole s'y combine avec des airs caribéens, au milieu des familles d'oiseaux posées sur les arbres, des fenêtres de grand style qui servent de rebords, de grillage et d'auvent (paroles de l'architecte Alberto Corradine Angulo) et des couchers de soleil inégalables qui font de Mompox une véritable œuvre d'art.

Sa fondation est attribuée à Alphonse de Hereida en 1537 mais également à Juan de Santacruz en 1540. A l'époque des colonies, elle devint une grande place commerciale. Le fait qu'elle soit située à 248 km de la mer des Caraïbes lui permettait de ne pas être la cible des attaques des pirates et les commerçants l'utilisaient pour y garder toutes leurs richesses.

Le Couvent de San Francisco, l'église de la Conception et le Sanctuaire de San Agustin sont des lieux à visiter absolument, de même que la Maison de la Culture, la Maison du "Te Deum" et le Cloître du Collège Pinillos, premier collège privé du pays.

6. Jéricho (Antioquia)

En 1850, on lui a donné le nom d'"Aldea de Piedras" ("Bourgade des Pierres"). Deux ans plus tard, son nom a été changé en "Felicina" en hommage au docteur José Félix de Restrepo. Finalement, en 1853, Felicina a reçu le nom de "District Paroissial de Jéricho". Aujourd'hui, on l'appelle aussi "L'Athènes du sud-ouest".

Jéricho a vu naître Sainte Laura Montya, la première sainte colombienne. Grâce à elle, ce village est devenu une destination populaire pour les pèlerinages religieux. Les pèlerins peuvent admirer la statue de bronze de la sainte qui se trouve dans la Cathédrale, visiter le Sanctuaire de l'Immaculé Cœur de Jésus et parcourir le chemin écologique La Gruta de la Virgen de la Peña (La Grotte de la Vierge au Rocher), un sentier jalonné d'un chemin de croix en céramique française apporté en Colombie en 1919.

Par ce chemin, on arrive au Parque Natural del Bosque de Niebla "Las Nieblas" (Parc Naturel du Bois du Brouillard "Les Nuages"). Ce parc offre une vue panoramique sur le "Cañon del Cauca" et permet d'admirer les nuages qui glissent sur les collines du sud-ouest de la région. On peut aussi arriver au parc en prenant le téléphérique qui le relie au Morro del Salvador (La Colline du Sauveur).

Les maisons parées de couleurs et de fleurs de ce village, ainsi que ses vertes montagnes pleines de végétation, ses 19 temples et la rivière Piedras (Pierres) transforment les randonnées sur ses chemins pavés en une expérience inoubliable… et ce d'autant plus si votre promenade vous conduit aux "Cien escalas" (les cent marches), un passage piétonnier aux marches de pierre entouré de jolis balcons et illuminé par des lanternes.

7. Guaduas (Cundinamarca)

La petite ville de Guaduas a vu naître Policarpa Salavarrieta. Pendant la période des colonies, ce village était un lieu de repos sur le "Camino Real" (Chemin Royal) entre Santafé et Honda. Fait curieux, Guaduas a été fondée trois fois: en 1572 par don Andres Diaz Venero de Leyva, en 1610 par le Frère Tomas de Morales et en 1644 par le Capitaine Francisco Perez Guzman.

Outre le fait d'avoir été le berceau de la Pola, elle a été un centre d'investigation pour José Célestino Mutis lors de son Expédition Botanique, c'est pourquoi elle est un des arrêts obligés de la Route Mutis. Au niveau écologique, c'est un endroit qui possède de nombreux recours hydriques car il est entouré de nombreux lacs et rivières, dont la rivière San Francisco.

Son architecture est simple mais enchanteresse: les toits des maisons sont  recouverts de tuiles en terre cuite et leurs murs sont en torchis. Lorsqu'on emprunte le Camino Real, on arrive au mirador de la Piedra Capira, situé au bout du chemin. De là, on peut voir les montagnes enneigées de Santa Isabel, de Ruiz et de Tolima, ainsi que la vallée de la rivière Magdalena.

Si l'on se rend à Medellin, à Manizales ou sur la Côte Atlantique depuis Bogota, on passera inévitablement par Guaduas. Impossible de ne pas s'y arrêter pour déguster les traditionnels gâteaux de confiture de lait, faits depuis plus de 100 ans à Guaduas.

8. Villa de Leyva (Boyaca)

Elle se nomme officiellement "Ciudad de Nuestra Señora de Santa María de Leyva" (ville de Notre-Dame de Sainte-Marie de Leyva) mais est plus connue sous le nom de "Villa de Leyva" (petite ville de Leyva). Elle a été fondée le 12 juin 1572 sur ordre d'Andres Diaz Venero de Leyva, qui était alors président de l'Audience Royale, par le capitaine Hernan Suarez de Villalobos et placée à l'endroit d'une des principales colonies Muiscas (peuple indigène probablement originaire d'Amérique Centrale). Mais, 12 ans plus tard, suite aux protestations des caciques (chefs indigènes), la ville a dû être déplacée.

La place principale de Villa de Leyva est énorme: totalement pavée, elle mesure 14.000 mètres et, au centre, est décorée d'une fontaine. Elle est entourée de la paroisse et de bâtiments d'un ou deux étages aux murs blancs, aux portes et balcons verts et aux toits couleur brique. Sur la place, vers midi, le soleil est implacable. Durant la nuit, les fraîches bourrasques balayent un pacifique paysage illuminé par les lanternes placées à chaque porte.

Le village bénéficie des apports hydriques des rivières Sutamarchan, Sachica y Canes, dont les affluents forment la rivière Moniquira. De plus, l'eau du torrent Colorada est tellement pure que les visiteurs peuvent s'y baigner.

Antonio Nariño est décédé dans une des maisons de cette petite ville. On peut la visiter, tout comme le Convento de las Carmelitas Descalzas (le Couvent des Carmélites Nu-pieds), le Musée du fossile (où reposent les restes du kronosaurusboyacensishampe, un grand reptile marin trouvé par un paysan de la région en 1977), l'église de Nuestra Señora del Carmen (Notre-Dame du Carmel), la maison du Cabildo (Chapitre ou Conseil), le parc thématique 1900 et bien d'autres lieux.

9. Ciénaga (Magdalena)

Situé entre la Sierra Nevada de Santa Marta et la mer des Caraïbes, c'est un endroit privilégié bordé de quatre étendues d'eau différentes: la mer elle-même, la Ciénaga Grande (Grand Marécage) de Santa Marta, la rivière Cordoba et les eaux thermales "El Volcan". En 1529, le Frère Tomas Ortiz rapportait l'évangélisation des habitants de Ciénaga, ce qui signifie que la ville existait déjà à cette époque. Mais celle-ci dut attendre 1908 pour s'appeler définitivement Ciénaga.

Ciénaga est la "Capitale du Réalisme Magique" car elle a été une des principales sources d'inspiration de l'écrivain Gabriel Gracia Marquez. Elle a aussi été témoin, en 1928, du "Masacre de las Bananeras", massacre durant lequel les travailleurs de l'United Fuit Company, après un mois de grève pour la reconnaissance de leurs droits, ont été abattus par les forces armées du pays. Vous pouvez visiter la Place des Martyrs, construite en leur honneur.

Parcourir le centre historique (déclaré Bien d'Intérêt Culturel de la Nation en 1996), observer les fascinants paysages naturels de cette ville, visiter l'église San Juan Bautista, se rendre au bâtiment de la loge maçonnique, faire du kayak et visiter le Parc National Naturel "Vía Isla de Salamanca" sont quelques-unes des activités proposées aux touristes.

L'eau, les traditionnels édifices colorés, la plage, ainsi que la faune et la flore locales sont spectaculaires et, fin janvier, chaque année, a lieu le Festival National du Caïman des Marécages. Selon la légende, transmise de génération en génération, la petite Tomasina, née le jour de la Saint-Sébastien et sortie pour acheter les ingrédients nécessaires à la confection du traditionnel sancocho (sorte de pot-au-feu) de sa fête d'anniversaire, n'est jamais revenue et on ne l'a jamais retrouvée. Les pêcheurs de la région ont supposé qu'un caïman l'avait mangée. Ce festival, plein de musiques, de danses et de concours est une éblouissante démonstration du magnifique folklore de la région.

10. Tinjaca (Boyaca)

Les habitants de Tinjaca affirment qu'on y trouve le meilleur climat du pays. Le calme et la tranquillité du lieu en ont fait un refuge pour ceux qui fuient l'agitation de Boyaca. L'hymne du village le décrit comme "le sein tiède d'un rêve où le temps n'a pas d'âge".

Tinjaca a été fondé le 7 novembre 1550 par le Cacique Tributaire du "Zaque de Hunza". Son nom vient d'un mot indigène qui signifie "Demeure royale d'un souverain".

Le village compte quelque 2.500 habitants, dont 95% vivent en zone rurale. C'est la raison pour laquelle le village lui-même possède à peine une place traditionnelle avec une église coloniale, un presbytère(Casa cural), une mairie et quelques petites maisons traditionnelles restées inchangées.

On dit que la terre de Tinjaca est une des plus fertiles de la région. Et ces dernières années, beaucoup de personnes ont été y vivre pour y profiter de la paix si difficile à trouver en ville.

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