Symbolique de l'âne

Manuel G | juin 20, 2021

ane

Pour les symbolistes, l'âne possède une projection astrale propre. Il est considéré comme un des attributs nommé "second soleil" et qui n'est autre que la planète saturne.

Au Moyen-âge, des représentations de cet animal apparaissaient fréquemment sur les bas-reliefs, les frises, les moulures et les décorations. Il symbolisait généralement des aspects associés à la patience et à la force.

On l'a aussi associé, durant toute l'histoire, aux sacrifices rituels. En raison de ses longues oreilles, on l'a souvent considéré lié aux éléments circulaires, comme par exemple la roue ou certain astre lumineux.

Pour les alchimistes, le symbole de l'âne est assez riche en connotations interprétatives et c'est la raison pour laquelle ils l'identifient comme le symbole de trois des principes et éléments de base: le mercure, le sel et le souffre.

Certaines psychologues, comme Yung, par exemple, ont cherché, au moyen d'études, à révéler la complexité significative de l'âne, le liant à la force interne du mal et au pouvoir inconscient de la culpabilité. C'est pourquoi, en partant d'une perspective onirique, ils interprètent l'apparition de la figure de l'âne dans certains rêves comme détentrice de destruction et de mort. C'est également pour cette raison que l'âne, lorsqu'il est vu de façon intermittente dans les rêves, est lié à l'absence ou à la disparition d'êtres chers.

Les civilisations ancestrales attribuaient à l'âne toutes sortes d'attitudes éloignées de la réalité et le considéraient comme un symbole de sottise.

Les peuples de l'antiquité classique lui reconnaissaient un rôle primordial et exhaustif et c'est pourquoi les Grecs le montraient comme une victime offerte à l'oracle de Delphes. Parfois aussi, ils le considéraient comme la monture du dieu Dionysos. Cependant, les Romains l'associaient au dieu de la fécondité et de la procréation.

En général, on considérait l'âne comme un animal lié au symbole représentatif de ce qui est caché et mystérieux et c'est pourquoi les peuples de la vallée de l'Indus, tout comme les Egyptiens, le craignaient et le considéraient comme un danger.

Pour certaines occasions historiques, l'âne a été associé au calme et à la paix et c'est le sens qu'il possède pour le Christianisme, en raison de l'entrée de Jésus, monté sur un âne, dans la ville de Jérusalem. Cependant, dans l'Ancien Testament, il est parfois considéré comme un animal impur.

Dans l'histoire de la pensée philosophique, le fameux "âne de Buridan" est un personnage célèbre lorsqu'il s'agit d'élucider l'existence de la liberté et le fait d'arriver au "libre arbitre". L'histoire raconte l'histoire d'un âne, qui, face à deux tas égaux de foin, n'arrive pas à choisir lequel manger et meurt de faim. La possibilité d'œuvrer et en même temps celle de ne pas le faire sont présentes conjointement dans l'animal, ce qui fait que toute décision est rendue impossible.